


AXES DE RECHERCHE
1 -
1) Démocratisation, participation et élections (Transparence et gestion des élections, Charte pour la démocratie de l’UA)
2) Bonne gouvernance, décentralisation et lutte contre la corruption (Programmes nationaux de gouvernance, conventions et lois sur la corruption)
3) Lutte contre la torture et les violences (prévention de la torture, violences faites aux femmes, violences contre les enfants, etc.)
4) Politiques publiques , aide au développement et paix
5) Protection des droits civils et politiques
6) Liberté de la presse et de la communication
2 -
7) Lutte contre les discriminations au sein de l’entreprise (égalité salariale homme-
8) Dialogue social, emploi décent et droits fondamentaux des travailleurs (liberté et organisations syndicales, codes du travail, sécurité au travail et maladies professionnelles, emploi des jeunes et des femmes)
9) Mondialisation, délocalisations, privatisations et protection des droits de l’homme
3 -
10) Droit à l’éducation (objectifs du millénaire, éducation pour tous, alphabétisation)
11) Droit à la santé (lutte contre le VIH/SIDA et le paludisme, accès aux médicaments, accès à l’hôpital, lutte contre le tabagisme, responsabilité des agents des hôpitaux, assurances maladies)
12) Droit au logement (accès à la propriété, logement social, logement étudiant)
13) Droit à l’alimentation et sécurité alimentaire
14) droits culturels et diversité culturelle
4 -
15) Justice pénale internationale et crimes internationaux (Coopération judiciaire, application du Statut de la CPI et mise à niveau des législations nationales)
16) Justice interne et droits de l’homme (droits de la défense, aide judiciaire, procès équitable, présomption d’innocence, conditions de détention)
17) Effectivité des conventions relatives aux droits de l’homme (invocation du DIDH dans les procédures internes)
18) ONG et lutte contre l’impunité
5 -
19) La protection du Bassin du Congo
20) Développement durable et eau potable en Afrique
21) L’impact du réchauffement climatique sur les droits de l’homme en Afrique (réfugiés climatiques, MDP, etc.)
22) La mise en oeuvre du droit international de l’environnement
23) La lutte contre les pollutions et les nuisances
24) La protection des espèces et des écosystèmes
6 -
25) Résolution des conflits (hypothèses de sortie des crises, justice transitionnelle, DDR, etc.)
26) Prévention et gestion des crises naturelles, sanitaires et humanitaires (plan de contingence, coordination et suivi des actions humanitaires, acteurs humanitaires)
27) Protection des réfugiés et populations déplacées
28) Sécurité de l’action humanitaire
29) Gestion des opérations humanitaires
30) Coordination de l’action humanitaire
Programme de recherche 2009 -
« Effectivité des droits de l’homme en Afrique centrale »
L’« école » a une matrice scientifique communément partagée par ses membres. Elle
a pour programme de recherche : « L’effectivité des droits de l’homme en Afrique centrale».
Il s’agit d’un carrefour où se croisent les principaux axes de recherches et itinéraires
scientifiques de l’école doctorale. Naturellement, il s’agit d’un choix inscrit dans
le temps et lié à un contexte d’émergence et de consolidation d’une culture des droits
de l’homme en Afrique. Il y a plus de dix ans, l’APDHAC avait choisi comme thème
de sa politique scientifique : « Vers une culture des droits de l’homme en Afrique
centrale ». Il s’agit, vingt ans après le début de la démocratisation et de la libéralisation
de la vie politique en Afrique, de procéder à une évaluation socio-
Il peut paraître superfétatoire de parler d’une effectivité des droits de l’homme dans une région où tout le monde réclame le concret et l’immédiat au regard des réalités quotidiennes. Des catastrophes naturelles aux guerres civiles, en passant par la pauvreté et la corruption, les Etats d’Afrique centrale sont traversés par une forte dynamique de désagrégation des moyens et des convictions. Et pourtant, sur le plan international, de nombreuses initiatives sont lancées pour rendre plus effective la jouissance des droits de l’homme, en particulier en ce qui concerne les droits économiques et sociaux. Les Etats africains ont ratifié ces quinze dernières années un nombre important d’instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme qui prescrivent des comportements d’humanité et de dignité à l’égard de la personne humaine. Trois orientations majeures semblent se dégager de la lecture de ces inscriptions juridiques internationales. Premièrement les Etats africains s’invitent ou sont invités à intégrer une communauté internationale idéologiquement fondée sur des valeurs universelles de respect de la personne humaine. Deuxièmement, les engagements pris incitent fortement à une dynamique civilisationnelle de l’Etat conspirant ainsi une mutation progressive des législations et coutumes locales vers cet objectif de respect de la dignité humaine. Enfin, troisièmement, les instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme sont vecteurs d’une culture des droits de l’homme qui répond à un besoin social de modernisation de l’Etat et de démocratisation des formes de gouvernement. C’est donc dire que les défis sont importants et les enjeux historiquement déterminants pour des sociétés africaines qui entendent sortir de la misère et s’affranchir de la peur des lendemains incertains.
Sur le plan interne, de nouvelles constitutions et législations ont consacré la primauté
du droit et des droits de l’homme comme le nouvel horizon politique. Devant les prétoires,
dans le quotidien de la vie routinière, au sein des administrations et des entreprises,
des syndicats, des ONG et des partis politiques, bref dans tous les lieux où l’individu
africain vit ou entend revivre le contrat social, l’effectivité des droits de l’homme
est devenue un enjeu incontournable. Peut-
D’une part, il conviendra d’insister sur l’effectivité des droits de l’homme dans
l’application du droit (international régional et national). Loin des traditionnelles
et stériles incriminations contre le caractère décoratif des normes internationales
en Afrique, il conviendrait plutôt d’envisager le chemin critique de leur effectivité
dans la complexité du réel social et politique africain. Il ne s’agit plus de se
limiter au moment d’inscription de telles normes dans les corpus internes (ratification,
incorporation, etc.), mais d’observer et d’analyser leur socialisation, sinon leur
non-
D’autre part, il conviendra de visiter ou re-
Professeur Jean Didier Boukongou